Manifête

  • Fév. — Mars 2012

  • Genève

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FR

La multiplication des normes sécuritaires réduit la marge de manœuvre des acteurs culturels et l’exercice des libertés d’expression des citoyens. Les espaces publics deviennent de plus en plus fonctionnels répondant au seul critère du rendement économique. Aseptisés et surveillés, ces espaces ne sont plus des espaces de gratuité ni de rencontre.

L’affichage libre est interdit à Genève depuis 2007, la distribution de tracts est soumise à une autorisation policière, les rassemblements spontanés sont constamment surveillés et/ou réprimés. En juin 2011, un projet de loi restrictif sur les manifestations a été voté par les députés genevois. Cette nouvelle loi prévoit notamment une amende allant jusqu’à CHF 100’000 en cas de « dérapage » ainsi que l’obligation pour l’organisateur de prévoir un service d’ordre.

En réaction aux restrictions progressives des libertés de mouvement et d’expression dans les rues genevoises, Espace Temporaire a initié MANIFETE, deux actions conjointes dont une pétition et un sit-in festif qui a mobilisé bon nombre d’artistes, de musiciens et d’acteurs culturels (www.espacetemporaire.com/petition). Contestée par un référendum et portée en votation populaire, cette loi a été acceptée par 53% des votants le 11 mars 2012.

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EN

The growth in the number of safety regulations is reducing the margin of manoeuvre of cultural actors and impinges on people’s ability to exercise their freedom of expression. Public spaces are becoming increasingly functional, entirely focused on their economic performance. In their sterilized and monitored condition, these spaces have ceased to be associated with non-commercial activity and social interaction.

The freedom to display posters without permission in Geneva was abolished in 2007. An authorization from the Police must be obtained to hand out leaflets, and spontaneous gatherings are constantly being monitored and/or dispersed. In June 2011, the city council voted on a bill to restrict the right to demonstrate, which imposes fines up to CHF100, 000 for non-compliance, as well as the obligation for organizers to provide security services.

In response to the increasing restrictions on freedom of movement and expression in Geneva’s streets, Espace Temporaire launched MANIFETE, two parallel lines of action in the form of a petition and a festive sit-in, which brought together a number of artists, musicians and cultural actors (www.espacetemporaire.com/petition). However, a referendum was called and the law containing the new restrictions was approved on 11 March 2012 by a 53% majority.

Équipe

Espace Temporaire, Magdalena Ybarguen, Séverin Guelpa et Bastien Poscia