À propos

Le travail d’Espace Temporaire trouve son origine dans l’action d’occupation et le détournement des espaces communs qu’ils soient matériels ou symboliques. Expérimenter des relations humaines, appréhender des interstices urbains, bouleverser des règles du jeu de la logique dominante sont des objectifs recherchés par ce laboratoire d’art. Depuis 2005, en réaction à la politique de « tolérance zéro » face aux revendications des mouvements des squats et des lieux culturels indépendants genevois, moult modalités d’actions et d’interventions ont été testées et configurées de manière éphémère et mobile. Les espaces occupés sont devenus tour à tour des zones de déploiement critique, des volumes imaginaires à explorer ou encore des lieux propices à la rencontre et à l’échange. Au fil des années, les diverses propositions d’usage alternatif des espaces communs ont, d’une part, généré de nouvelles pistes pour de futures utilisations et ont, d’autre part, révélé un potentiel de participation, d’autogestion et d’appropriation de la ville par la collectivité. Ces actions ont permis de renverser des situations et de provoquer de lieux de libertés par une présence inattendue et discordante voir subversive, rendant audible ce qui n’est pas entendu et donnant à voir ce qui est invisible.

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The work of Espace Temporaire is based on the occupation and use of material or symbolic common spaces. The aim of this art laboratory is to experiment with human relationships, grasp urban interstices and hijacking the rules of dominant order. Since 2005, in response to the “zero tolerance” policy towards the demands of squat movements and independent cultural spaces in Geneva, a number of ephemeral and itinerant actions and interventions have been tried out and set up. Occupied spaces have become places that provide experiences and bring people together, and imaginary volumes that provoke critical thinking. Over the years, initiatives for the alternative use of common spaces have bred new ideas for future actions and revealed a potential for participation, self-organization and appropriation of the city by the community. These practices have enabled the reversal of situations and have created spaces of freedom through an unexpected, discordant or even subversive presence, making those whom society renders invisible seen and heard.